Un week-end chaotique avec mes meilleurs copains
Le 11 février dernier, je suis allée à New-York rejoindre Maxime, Lili et Kantuta pour y passer le week-end. Laissez-moi vous raconter cette petite expédition chaotique.
Avant tout, mes premières impressions à New-York :
J'ai passé l'après-midi à corriger des copies à Starbucks en attendant leur avion, et je ne me suis jamais sentie aussi femme-active-de-série-américaine, avec la vue sur un quartier animé de Manhattan. En fin de journée je me suis rendue à Long Island City, là où se trouvait notre airbnb. J'ai loupé mon arrêt de bateau qui a littéralement mis deux minutes à se rendre en face, et j'ai dû m'arrêter un arrêt après et patienter 30 minutes dans le froid absolu. Au dernier moment mes mains gelées ont quand même eu la force de sortir mon appareil photo pour prendre cette vue, et ... bon, ok, ça valait le coup.
Les retrouvailles étaient, comme prévu, très drôles. On était tous fatigués, et après quelques bières et l'euphorie de se revoir, on partait rapidement en fou rire pour la moindre phrase.
Lili m'a rendu la plus heureuse du monde puisqu'elle m'a ramené du vrai fromage français et des paquets de mi-choko. Le lendemain, on a été prendre un petit déjeuner fort agréable juste à côté du airbnb, avec un délicieux croissant digne des croissants français (et c'est rare, croyez moi).
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| Lili a sorti le béret et la marinière pour bien marquer son territoire |
On s'est promené dans Manhattan : c'est très chouette, mais je n'ai pas vraiment été impressionnée par Times Square, j'ai plus eu la sensation d'être sur un site de streaming après avoir désactivé Adblock. Cette comparaison est nulle, j'en ai bien conscience, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit directement.
Après une petite pause beuwgeuw dans un restaurant italien, on s'est rendu à Central Park, qui ne m'a pas non plus follement impressionné, mais j'imagine que c'est beaucoup plus beau l'été, quand l'herbe est bien verte et qu'on peut s'y prélasser au soleil.
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| On avait prévu de faire une fausse demande en mariage pour faire le buzz sur les réseaux sociaux mais le projet est tombé à l'eau |
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| La petite incruste |
Autre chose qui m'a surpris, c'est les gens en général à NY. J'ai sans doute mise la barre un peu haut, mais dans le midwest je n'ai rencontré pratiquement que des gens adorables et prompts à aider. Ici, les gens ont été assez désagréables dans l'ensemble, au mieux indifférents, ce qui m'a rappelé la France avec nostalgie (non).
Quand Kantuta nous a rejoint, après des adieux déchirants avec sa famille, on a décidé de sortir dans un premier bar, histoire de se raconter un peu nos vies respectives. Vu que le bar fermait, on a essayé de trouver un bar ouvert a Long Island City, et je vous avoue que ce n'est pas chose facile. Au final, MIRACLE : il y avait un bar juste à coté de notre airbnb. Comme prévu on a beaucoup ri, particulièrement quand la patronne du bar précédent où on était les seuls clients est arrivée et nous a salué comme les bons piliers de comptoir que nous étions déjà, un jour à peine après s'être installés à Long Island City. On a aussi rencontré le sosie estonien de Chou, et on s'est couché plus ou moins tard selon la motivation et l'endurance alcoolémique.
Après une nuit bien courte, pour notre "dernière" journée a New York (wink wink), on est allé voir le Brooklyn Bridge, que j'ai beaucoup aimé pour ma part, puis la Statue de la Liberté. Conseil de pauvre : si vous voulez voir la Statue de la Liberté d'un bateau, vous embêtez pas a payer un tour, prenez le bateau-navette qui fait la route gratuitement toutes les 15 minutes et qui passe a coté.
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| Certes, on a vandalisé le pont, mais c'est pas tout le monde qui a un groupe de potes appelé la St Brooklyn Team |
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| Comme j'ai dit, la grande forme |
Maintenant passons au coeur du sujet et ceux qui ont suivi nos stories sur Instagram ont eu un aperçu de notre galère de transports. QU'EST-CE QUE C'EST LES HISTOIRES ?
Le chaos s'est déroulé en plusieurs étapes :
Si vous avez pas le courage de lire ou que vous voulez les images avec le texte, je vous laisse cliquer sur ce lien et admirer nos superbes stories, qui valent le détour.
Après notre journée, on est allés se reposer dans un bar en attendant l'heure d'aller à la station de bus. Je rappelle que chacun d'entre nous cumulait un manque de sommeil conséquent, ce qui a donné lieu à une scène surréaliste où autour de la table, il y avait Lili affalée en train de dormir, moi la tête dans les mains et Max et Kantuta en train de vivre l'un des plus gros fous rire qu'il m'ait été donné de voir, avec les larmes de crocodile et tout le tintouin, après avoir calculé leurs heures de sommeil ces derniers jours.
A ce moment là, on se rendait bien compte qu'on était à bout, mais on étaient looooin de s'imaginer ce qui nous attendait. Après s'être décidé à aller à la station de bus, quelle ne fut pas notre surprise de voir sur le tableau d'affichage "bus cancelled". Je vais voir le type de l'accueil de Greyhound, qui a été d'une efficacité digne de cette charmante compagnie de bus, et j'ai le droit à un "ah bah chépa" dédaigneux en réponse à mon "on est censé faire quoi?". Après un coup d'oeil sur la météo : tempête de neige pendant plusieurs jours. Et je dois enseigner le lendemain à 14h. Parfait.
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| Kantuta quand elle apprend que le bus est annulé. Comme vous pouvez le constater, Max a pris soin de documenter les galères, et c'est priceless |
Au point de fatigue où on était, on a plus ou moins ri face à la situation. C'était très bizarre ces quelques jours de galère entre nous, on a réussi à trouver un équilibre assez parfait, où les uns après les autres on pétait un câble puis on détendait l'atmosphère, ou prenait en main la situation pour soulager les autres, et ainsi de suite. Ce qui m'a fait me dire que cette team était parfaite pour voyager. Je compte pas le nombre de fous rires que j'ai eu en quelques jours.
Bref, on a décidé de réserver un hôtel pas cher dans le coin : c'était sans savoir dans quel hôtel on allait passer la nuit. Avec le recul c'était vraiment pas si terrible que ça, mais c'est vrai que c'est un endroit extrêmement glauque. Quelques petits avis google pour vous donner une idée ?
Bon, voilà, quand on a lu ça c'était la rigolade assurée. Première découverte qui fait plaisir : une blatte dans le hall d'entrée, qui était pourtant mille fois plus propre que le reste de l'hôtel. Arrivée à notre étage, je constate qu'on se croirait dans un film d'horreur : et pas sans raisons, l'hôtel est réputé hanté, il y a eu plusieurs morts suspectes et les couloirs me rappellent vraiment The Shining, je m'attend à voir les jumelles au détour de chaque couloir. Tout est immense, glauque, les murs sont d'un vert qui rappellent le moisi des caniveaux, aucunes fenêtres et des portes qui ont l'air d'être en carton ...
Est-il besoin de préciser que le tout est extrêmement sale, on a notamment trouvé des médicaments sous nos lits. Ah, et la lumière d'une chambre ne marche pas. On a aussi eu un petit moment parano assez sympa avec Kantuta, où on a passé 10 minutes à croire qu'il y avait un cafard sous le rideau de douche vu la forme de la masse sombre qui dépassait. On était là, à prendre notre courage à deux mains, à pas oser regarder alors que c'était ... un aimant. Bon. Vous moquez pas, on était sur les nerfs.
Les chambres, que dire ... un drap tellement fin que je me suis endormie toute habillée avec tout, polaire, chaussettes, jean ... Ah et le petit déjeuner. La cerise sur le gâteau. Le petit déjeuner consistait en un muffin et un verre de jus d'orange que le staff donne à l'entrée, et qu'on peut déguster confortablement installé sur le sol de notre chambre. Pour les amateurs de How I Met Your Mother : l'Hôtel Pennsylvania a inspiré l'Arcadian Hôtel, c'est vous dire la réputation. Mais voyons les choses du bon côté : on a eu l'occasion de voir NY sous la neige, et avec l'hôtel pourri et toutes ces histoires en général, on a pu cocher un sacré paquets de choses dans notre bucket list des choses à faire/voir à NY.
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| Le petit dej des champions |
Après concertation, on décide de réserver un autre billet de bus et d'attendre patiemment à Starbucks. J'appelle quand même pour savoir si le bus va être annulé aussi et ... évidemment, il est annulé. Je passe donc une petite heure au téléphone pour qu'on se fasse rembourser, parce qu'il faut pas déconner non plus, puis on décide de louer une voiture pour partir. On est pas hyper enthousiastes à l'idée de rouler dans NY, donc on décide de partir de Jersey City. Nous voilà donc partis pour Jersey City, certains qu'on va enfin réussir à enfin quitter New York. Après un trajet assez oppressant dans les transports en commun pour se rendre là-bas, on se rend à l'agence de location de voiture, et Maxime nous prévient : "je le sens pas, je sens que ça va pas marcher". A ce moment là on est encore optimistes "bah attends je vois pas pourquoi on pourrait pas louer une voiture, on a de l'argent".
Au comptoir, tout se passe bien, tout est prêt, on commence enfin à relâcher la pression, et au moment de payer : "ah ! mais vous avez une carte de débit, il me faut une carte de crédit ou une carte de débit de l'État de New York, sinon le logiciel refusera le paiement". On commence à flipper mais ça va, on est 4, quelqu'un doit bien avoir une carte de crédit non ? Carte après carte, c'est un échec jusqu'à ce qu'ENFIN la carte de Kantuta soit reconnue comme carte de crédit : hallelujah ! Mais ... il y a pas assez d'argent dessus. Là, j'avoue, c'était dur à encaisser. Le mec du comptoir nous rassure "non mais revenez demain avec de l'argent dessus et y'aura pas de soucis. Normalement je suis pas sensé accepter ça, parce que votre ami n'a pas de permis, mais c'est bon pour cette fois". On se reprend, on décide d'aller voir d'autres agences, au pire, on se rassure : on mettra de l'argent sur sa carte et on reviendra le lendemain une fois que le virement aura été effectué.
Quelques agences et quelques craquages de nerf plus loin, on se rend à l'évidence : on partira pas aujourd'hui. On loue un airbnb à Jersey City, on fait des ptites courses et on se dirige péniblement vers le Uber sous la pluie/neige avec nos valises. Arrivés devant le logement, je me rappelle plus qui à eu la naïveté de dire "enfin on va pouvoir se relaxer", sans doute moi, mais je me souviens que quelqu'un a répondu "attends d'être à l'intérieur". Et surprise : le logement ne s'ouvre pas. On essaie le code plein de fois, rien n'y fait. Bon, ce problème s'est réglé très vite puisqu'on a pu appeler la propriétaire directement qui nous a aidé et on a pu passer une soirée sereine dans un logement super mignon. On va pas se mentir : on était tous à bout, et on a fait péter le fromage français et on bu quelque peu pour oublier.
Le lendemain matin, on décide du plan du jour, la carte de Kantuta étant renflouée d'argent : essayer de louer une voiture de nouveau, ce qui devrait techniquement marcher, pourquoi pas après tout, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?!
A ce moment-là, on sentait quand même que l'optimisme commencait à s'évaporer dans le groupe. On retourne donc à l'agence de location, toujours le même type, mais à côté de lui, un autre type qui a l'air d'être son boss. Bon. Kantuta passe sa carte : VICTOIRE ! Toujours une carte de crédit, et avec de l'argent dessus. Enfin une bonne nouvelle, se dit-on naïvement. Et là : "puis-je avoir le permis de conduire associé à cette carte ?". Nous : "... mais elle n'a pas de permis ! vous nous avez dit hier que c'était ok exceptionnellement". On a tout de suite vu à son regard que c'était pas la peine, encore moins avec son boss à côté. On a bien essayé de supplier, et je pense que notre désespoir était vraiment palpable, mais rien n'y a fait. On a fini par aller d'agences en agences, qui nous refusait toutes pour des raisons différentes : pas de cartes de crédits, ah oui celle de Kantuta marche mais il faut un permis qui corresponde à la carte, bonjour oui on accepte les cartes de débit mais OUPS ! on a plus de voiture à louer ...
Après des aller-retour incessants entre les agences, des coup de fil désespérés à droite à gauche, on a décidé d'arrêter de lutter et de retourner au coeur du chaos : la station Greyhound à New York. On a refait la route inverse, on a réservé un bus, et ... vous allez pas me croire, mais le bus est parti. Et à l'heure. Le BONHEUR quand le moteur s'est mis en route. On a quand même appréhendé la route : sait-on jamais, une petite crevaison de pneu n'aurait pas été surprenante. Finalement, malgré une nuit mouvementée, avec notamment un arrêt épuisant à Cleveland, où on a fini par dresser un campement de fortune, on a enfin atteint Columbus, et la vie a pu reprendre son cours normal.
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| Leçon de patience à Cleveland |
Avec le recul je me rends compte que c'est absolument rien de grave : y'a pire comme situation que d'être coincé à New York avec ses meilleurs copains. Mais c'est l'escalade, la suite de malchances les unes après les autres, c'était trop. Cumulé avec le manque de sommeil, on a atteint des phases de désespoir, je pense notamment aux heures que l'on a passé affalé sur une table d'un Starbucks de Jersey City, avec nos affaires étalées partout, sans jamais rien commander, à envisager de rester pour le restant de nos jours sur place et de créer notre propre société autogérée.
Dans l'ensemble c'était une sacrée aventure, j'ai énormément rigolé, et je pense que c'est ce qui a rendu ce voyage et cette expérience si unique, et si c'était à refaire, je le referais sans hésiter parce que ça faisait longtemps que j'avais pas rigolé comme ça. Kantuta, Lili, Max, merci les copains, je sais maintenant qu'on peut aller en enfer tous ensemble et qu'on trouvera toujours un moyen de rigoler.
Voilà, si il y en a qui sont restés jusqu'au bout je vous félicite, c'était laborieux à vivre, à écrire, et ça doit tout autant l'être à lire. Pour la suite de mes mésaventures du mois de février, ce sera dans un prochain article.
Hugs !
La musique :





























































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